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La force des cycles micro-cosmos - macro-cosmos

 

Comprendre et accueillir la force des cycles micro-cosmos - macro-cosmos comme chemin d'évolution vers notre Unité humaine

 

Nous retrouvons dans l'accueille cyclique de l'Univers, notre propre approche cyclique de nos expériences. Des cycles les plus courts (inspire-expire, jour-nuit...) aux plus étendus (nouvelle lune-pleine lune, solstices-équinoxes, naissance-mort...), nous prenons conscience des deux forces universelles de polarité opposées (yin-yang, tamas-rajas, haut-bas, féminin-masculin...) qui nous enseignent que l'expérience humaine est une philosophie dynamique.

Notre attitude peut nous permettre d'ouvrir une conscience élargie qui ne se contentera pas de juger nos expériences par l'unique petite lorgnette des préjugés et des conditionnements anciens, mais qui nous ouvre à l'instinct : il est à la fois adaptation à, et expression de, l'ordre périodique des phénomènes cycliques, donc naturels. Quand cet accueil est violemment perturbé, le déséquilibre s'installe : maladie physique, psychique, émotionnelle.

Afin d'accueillir un jeu d'équilibre dans cette dynamique de cycles, il est important de comprendre et de se détacher des systèmes philosophiques, des religions, sciences, modes d'action ou d'organisations sociales qui essayent d'expliquer le désordre extérieur et le réconcilier avec l'ordre interne de l'homme. Au delà du chaos apparent des phénomènes terrestres (mouvements imprévisibles, conflits irrationnels, crises inattendues, guerres, épidémies), il y a possibilité de s'ouvrir à l'ordre cosmique qui nous renvoie à notre propre ordre intérieur et ainsi de découvrir l'ordre caché sous la confusion de la jungle terrestre, quelle soit physique ou psychologique.

La vie est un échange cyclique d'énergies polaires : les deux sont présentes dans toute expérience, mais elles se manifestent avec des degrés constamment variables en intensité. Les deux forces sont toujours actives, tout est une question de poids dans chaque plateau de la balance. Notre erreur fondamentale est, perdant de vue l'une des deux forces, de croire en la non-existence de celle-ci. Il s'agit plutôt d'un état latent, cet état étant un en sens, un genre d'activité négatif (énergétique et non jugement moral), intériorisé. Il y a toujours de la lumière dans l'ombre et vice versa. Ce n'est pas « ou - ou » mais « plus ou moins ». Prendre conscience de l'ordre cosmique en opposition au chaos terrestre, ce n'est pas imaginer être directement influencé par lui à travers une émanation qui déverserait sur nous bonheur ou malheur, mais nous rappeler que les hommes sont des « moindre touts » (micro-cosmos) au sein du « plus grand tout » (macro-cosmos). Paix et intégration permanente relèvent d'une relience consciente au « plus grand tout ».

L'homme est un tout, une unité : un individu. Et tout individu est potentiellement un univers comme la graine est potentiellement arbre, la cellule organisme. Afin d'accomplir ces cycles d'expériences, il doit accueillir le dualisme « ordre céleste - jungle terrestre », et sa manière de l'accueillir va déterminer sa capacité de compréhension d'une situation dans sa globalité.

Bien souvent, les puissances cosmiques sont vues comme positives, sources d'énergies structurantes qui exercent une influence constante sur le domaine des activités, impulsions, désirs et passions terrestres essentiellement chaotiques, passifs et réceptifs. En haut, le domaine du ciel, le monde des idées, en Bas, la nature passive terrestre à laquelle est associée la nature humaine qui acquiert presque inévitablement un sens péjoratif : elle est pervertie par le « péché originel » et a besoin d'être contrôlée par les intelligences divines ou sauvée à travers le sacrifice d'un être céleste. Nous rentrons alors dans le dualisme quasi absolu bien-mal, esprit-matière, Dieu-Nature, raison-émotions, haut-bas...

Mais nous pouvons aussi considérer qu'il n'y a pas opposition entre le monde de l'ordre céleste et celui du chaos terrestre parce que le chaos terrestre n'est qu'apparence, illusion ou fiction. L'ordre est partout, mais l'homme aveugle est incapable de le discerner lorsqu'il passe d'un genre d'ordre à l'autre. Ce qu'il ressent comme un chaos terrestre est le résultat d'une vision incomplète. Quand il lui est impossible de comprendre une situation dans sa totalité, l'homme la croit chaotique. Cette sensation de chaos est mue par notre « résistance » à l'interaction incessante entre le « plus grand tout » et le « moindre tout ». Nous interprétons cette interaction comme comme un désordre et la ressentons comme une souffrance. Mais pour le « plus grand tout » ces échanges ont un sens d'activités cycliques créatrices et vont participer à notre évolution. Les cycles expériences individuelles (micro-cosmos) et expériences collectives (macro-cosmos) sont la réalité de l'existence. Dans les deux cas, l'existence est une et fondamentalement indivisible. Toute expérience humaine est bipolaire. Les facteurs individuels et collectifs jouent en même temps, ou tour à tour, et leur puissance relative varie sans cesse. L 'expérience humaine est la base de tout ; elle contient tous les dualismes : le ciel est un aspecte de l'expérience humaine, la jungle, un autre.

« Le sage, dont la vie rayonne l'ordre, la paix et dont l'amour embrasse toutes les relations possibles à l'être humain (dans son état actuel), est un « moindre tout » ; il a atteint un état d'intégration soutenu et mesuré par les rythmes organiques du « plus grand tout ». Il est en paix avec lui-même, car la Paix du « plus grand tout » est en lui . Il est en paix avec les autres parce que ses relations avec eux sont contenant dans, et expression de, sa relation avec le « plus grand tout » ; elles entrent dans une fresque universelle. Chaque pièce du puzzle est à sa place. L'image du tout est clair. Il n'est plus question de chaos. 

Le chaos doit nous conduire à une plus grande totalité, un état plus complet d'intégration et de conscience : c'est un chemin, une transition, un processus. Le sage est celui, qui avant tout, comprend cet état transitoire, en ressent le rythme profond et réalise le sens de ses attractions et de ses répulsions polaires. C'est celui qui voit dans toute la nature une inter-action cyclique d'énergies « moindre tout » (micro-cosmos) - « plus grand tout » (macro-cosmos). En lui et hors de lui, il voit les multiples souffrances individuelles se transformer en paix collectives et les accomplissements collectifs se transformer en courant d'inspiration ; ceux qui ont pu s'identifier au « plus grand tout » savent utiliser ce courant pour guider les « moindre tout » qui luttent encore avec les problèmes dus à leurs douloureuses relations parcellaires.)» Dane Rudhyar

 

C'est à travers cette approche que nous avancerons dans nos méditations comme passerelle, outil de lâcher prise, pour accueillir ces cycles. Plusieurs étapes seront abordées sans précipitation afin d'intégrer progressivement l'évolution de ces cycles : la simple respiration, les cycles lunaires, des saisons avec l'importance des « portes » solstices-équinoxes, des spécificités des forces du zodiaque sur le plan éléments (Feu, Air, Eau, Terre) – énergies (forces de jour - forces de nuit , étapes d'individuation ( distinction d'un individu des autres de la même espèce ou du groupe, de la société dont il fait partie) pour arriver à la totalité de soi-même à travers des expériences concrètes sur le plan personnel comme sur le plan collectif).

 

Géraldine